Chapitre premier.

Chapitre premier.
C'était une nuit de pleine lune. Mon estomac se nouait. Une boule à la gorge me torturait. Non. Je ne devais pas pleurer. Je mis la balle dans le chargeur.
Comment ai-je pu en arriver là ?

Tout fut si rapide...





19 Septembre 1998.


Commençons par le début :
Le lendemain de mes 25 ans, un cadeau m'attendit chez moi, posé sur mon bureau. Ce fut une mauvaise surprise. Et ce qui déclencha cette histoire, aussi.

" Bonsoir, mon amour.

Je dois t'annoncé une mauvaise nouvelle. Comme tu as pu le remarquer, mes affaires ne sont plus là : Je ne voulais pas repasser. Je crois que tu as compris. Je suis désolée. J'ai aussi emmené David, notre fils. Ne m'en veux pas, tu savais que ce jour arriverait. Du moins tu devais le redouter.
Il fut un temps où l'on s'aimait, toi et moi. Te rappelles-tu, amour ? Notre rencontre au parc St Pierre, nos sorties à la montagne, nos fiançailles, la naissance de notre fils, tous nos moments heureux ?
Oui, ils ont existé. Mais sont maintenant réduis à l'état de souvenirs dans ma tête, et semblent avoir disparut de ta mémoire. C'est une des raisons pour laquelle je te quitte aujourd'hui. Mais tu dois bien connaître la principale. Peut-être même un peu trop. Je te laisse deviner. Je pensais rester ma vie entière dans tes bras, mais depuis ces récents évènements, je souhaite t'oublier. Mon coeur n'est pas parvenu à se reconstruire depuis tes aveux. Peut-être n'aurais-tu pas du me le dire.
Tu ne reverras pas non plus David, mais je pense que tu t'en fiches, vu le peu de temps que tu passais avec.

Adieu,

Ta chère et tendre Sarah,
Celle que tu oublieras surement parmi toutes tes futures amantes."



Ce fut un éboulement à l'intérieur de ma poitrine. Moi, jadis quasi insensible, laissai couler des larmes de remords. J'ai été con. Vraiment. J'ai eu la chance de connaître le bonheur assez tôt, et j'ai de toute évidence gâché ma vie par une petite amourette de vacances. Quel dommage.
Depuis ce jour, je sombrai dans une profonde dépression.





# Posté le dimanche 23 novembre 2008 13:33

Modifié le vendredi 27 mars 2009 05:03

Chapitre deux.

Chapitre deux.
18 Décembre 1998.

J'ai perdu mon boulot. Je n'avais plus la force de travailler. J'ai aussi sombré dans l'alcool. Et je n'en sortirai probablement pas. Je n'ai pas payé mon loyé, je fut expulsé de mon appartement. Où allais-je vivre ? Je n'avais plus d'avenir sans elle, sans eux. Nulle part où aller. J'errais sans but dans la nuit, tout était noir. Mon coeur, mes cernes, mes idées. Inconsciemment, je me mis à écrire des lettres sans adresse, avec pour seule destinataire une présence invisible, absente.



"Aujourd'hui, trois bouteilles de vin. Où irai-je ainsi?
Je n'ai plus de logement. En es-tu fière ? Je meurs, et tu vis. Je suis seul, tu es entourée. Nous sommes deux contraires à présent. Je te sens pourtant me suivre, dans la rue, à travers la brume du matin, ou l'obscurité du soir. Et lorsque je me retourne, tu n'es pas là.
Où es-tu donc, amour ? Où te caches-tu ? Je te cherche dans toute la ville, parmi le peuple. Les gens me regardent, tantôt les yeux ronds, tantôt froids.
As-tu vu ce que je suis devenu ? N'as-tu pas honte ? Je me mets à parler tout seul, car il n'y a personne pour m'écouter. Tant que tu ne reviendras pas, je me laisserais ainsi mourir, dans la tristesse et la crasse. Est-ce donc cela que tu désire ? Que je crève en ce bas monde, que je meurs pendant que toi tu reconstruis ce que j'aurais soit disant détruit ?
Même ma famille m'a rejeté. Je suis devenu une épave sans avenir, un simple clodo qui se noie dans l'alcool avec le peu d'argent qui lui reste !
Je vis dans un foyer, parmi d'autres pommés dans mon genre. Qu'as-tu fait de moi ? De mon coeur ?
Il n'est plus dans ma poitrine. Je ne l'entends plus.
Où es-tu, amour ? Pourquoi m'as-tu abandonné ?"



Je ne savais pas ce que je deviendrais sans elle. Je ne ressemblais plus à rien, ma barbe poussait, et je ne m'en souciais guère. Je dormais dans des dortoirs, puant le vin, empestant la sueur, au beau milieu de personnes se ressemblant toutes. Je commençais même à leur ressembler. J'avais perdu ma raison de vivre, l'espoir d'un avenir meilleur, et ma volonté de me battre.





# Posté le dimanche 23 novembre 2008 13:55

Modifié le vendredi 27 mars 2009 05:03

Chapitre trois.

Chapitre trois.
17 Fevrier 1999.


Je venais de recevoir une lettre ce jour-ci. Encore une mauvaise nouvelle. On m'annonça orphelin. Ma mère est décédée, et mon père s'est pendu. Je décida de ne pas aller à l'enterrement. Mon frère se chargera des funérailles. Peu importe, je les retrouverais un jour ou l'autre. Une somme élevée me fut attribuée. Je pus alors me payer un studio, quitter cette bande de clodos sûrement échappés de l'asile psychiatrique. Je touchais enfin le RMI. Avec l'argent qu'il me restait, je choisis de m'acheter un revolver. L'HLM à côté duquel je vivais grouillait de petits gangsters près à brûler n'importe quelle voiture pour s'amuser. J'utilisais le RMI afin de continuer à boire, car après tout, pourquoi m'arrêterai-je ?

A ma grande surprise, je retrouvai quelques lettres dont je n'avais pas le souvenir de les avoir écrites.
L'une est datée du 5 janvier 1999.

" Mon amour, une année est morte et mon coeur aussi. Je me sens seul sans toi. Pourtant je sens ta présence, la nuit, comme la chaleur de ton corps contre le mien, ton bras me serrer, ta tête sur mon épaule, ton souffle dans mon cou, ton odeur sur ma peau, j'entends ta respiration régulière pendant mon sommeil. Cependant lorsque je me réveille, tu n'es pas là. Sais-tu à quel point je souffre de ne pas te voir ?
Ce matin, en allant faire les courses, j'ai croisé une jeune femme, au visage blanc, poudré, on aurait cru une morte. Elle me regardait, mais je semblais être le seul à la voir. Cette jeune femme, amour, me fis penser à toi. Même si elle ne te ressemblait pas. Elle donnait l'impression d'être présente sans l'être vraiment.
Elle portait des bottes rouges, mais ce rouge, rappelant le sang, se confondait avec ses habits noirs. Ses cheveux blancs la vieillissaient, mais elle ne semblait même pas avoir vingt ans. Elle me regardait, innocente, un sourire aux lèvres, une chaleur contrastant avec la froideur de ses yeux bleus, qui me glaçaient de l'intérieur. Je me mis à avoir froid.
Je ne sais si mon subconscient faisait irruption à travers des hallucinations, ou si cette femme était aussi perdu que moi. Cependant, je pencherais pour la deuxième solution. Cette jeune fille me provoquait, me demandait à la fois de la suivre et de fuir, le tout en un simple regard. Que devais-je faire ? Je me mis à l'ignorer, même si mes yeux ne pouvaient s'empêcher de la contempler. "


Un détail dans cette lettre me perturba au plus haut point : Je n'avais aucun souvenir de cette étrange adolescente. Car une chose est sûre, je me serais rappelé d'elle. Une femme aussi étrangement décrite ne serait pas aussi vite parti de ma mémoire.






# Posté le dimanche 23 novembre 2008 14:43

Modifié le vendredi 27 mars 2009 05:23

Chapitre quatre.

Chapitre quatre.


2 mai 1999


" Enfin le printemps ! En ce moment je remonte la pente. Je cherche des petits boulots. Serveur, vendeur, caissier, peu importe tant que je réussis à vivre, même si je ne suis plus qu'une poupée de chiffon obstinée à te retrouver avant de redevenir inanimée. Mon âme est perdue. Quant à mon coeur, il ne bat définitivement plus. Je crois mourir à petit feu.
Pourquoi es-tu partie, amour ? Pourquoi me laisses-tu ainsi crever dans la misère et le remord ? Je t'ai fait du mal, je me suis mille et une fois excusé. Mais le regret me ronge de l'intérieur depuis ta disparition, il me pousse à boire jusqu'à en frôler le coma.
Je me sens seul sans toi. Non, je suis seul. Te reverrai-je un jour ? Je ne vis que pour cela, tu sais ? La nuit, je rêve de ce jour où nous serons à nouveau réunis, toi et moi. Je m'endors en me demandant si je me réveillerais demain à tes côtés, ou même si je me réveillerais, tout simplement. "


Je ne savais pas combien de temps j'allais tenir ainsi.
A certains moments, je ne voulais plus que périr en regardant la famille que j'avais fondé avec elle, la seule photo qui me restait de nous trois.
Mes journées étaient trop longues, et mes nuits trop courtes. Je fatiguais, je me laissais de tout.
Je rentrai alors dans une routine ennuyeuse. Mon regard devenait inexpressif.
La vie me paraissait comme quelque chose de banal. Plus rien ne retenait mon intérêt.
Sombrant dans une semi-torpeur, je devenais apathique. Mes envies réduites à zéro, je passais mes journées dans mon studio ou assis sur un banc près du parc St Pierre, là où tout avait commencé.
Plus rien n'avait de goût. Je dépérissais, engourdit par les jours qui se ressemblaient chaque jour un peu plus.
Plus rien n'avait d'odeur. Les jours passaient, les fleurs se fanaient, peu importe. Plus rien ne m'atteignait, mon coeur était à jamais détruit, plus aucune pulsation ne résonnait dans ma poitrine.
Pour moi le temps s'était arrêté, j'étais devenu un solitaire à la recherche de son passé, mais le passé restait le passé, impossible de revenir en arrière.
J'errais dans les rues, sans chemin stable, sans marche droite, sans fin. J'étais devenu un corps sans âme.






# Posté le lundi 24 novembre 2008 12:32

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 13:45

Chapitre cinq.

Chapitre cinq.

5 mai 1999.

"Aujourd'hui, j'ai retracé le trajet que nous avions parcourus, toi et moi, à notre rencontre. Et contrairement à ce que tu puisses penser, je n'ai rien oublié, je me rappelle de tous les moindres détails. Tu te souviens, amour ? Le banc du parc, notre lieu de rencontre durant une semaine. Ce banc sur lequel tu t'asseyais, la vue offerte à l'ensemble du parc. Et moi. Nos premiers mots. Nos premiers regards...

- La place est prise, aujourd'hui ?
- Comment oserai-je confisquer ce banc à une si jolie femme ? Asseyez-vous donc ! Il y a assez de place pour deux personnes.
- Merci.
Et à ce mot tu me lanças un regard, le regard qui me fit chavirer. Celui qui nous amena à se tenir compagnie.
Ainsi s'enchainèrent les soirées à discuter autour d'un café, puis, enfin, notre premier baiser. Chaleureux. Je sens encore tes lèvres sur les miennes, ce baiser court et mouillé, un baiser timide. Le baiser qui fut gravé dans ma mémoire à tout jamais. Je sentais mon coeur battre à chaque nouvelle rencontre.
Et puis ces nuits de folies où l'on ne dormait que quelques heures. Ces langoureuses nuits qui m'ont manqué après la naissance de notre fils, ces nuits qui s'espaçaient de plus en plus, on s'éloignait, amour, tu le sais. Puis je fus muté pour un mois. Un mois sans te voir.
Enfin, cette connerie que j'ai faite après quelques verres de whisky avalés trop rapidement. Pourtant lorsque j'ai jouis avec cette femme, belle, au corps fantasmatique, je n'ai pensé qu'à toi, à toi seule, amour.
Pourquoi en as-tu douté, pourquoi me l'as-tu reproché ? J'ai voulu être honnête envers toi, te confier la plus petite erreur de ma part. Mais celle-ci ne passa pas, à mon grand désespoir. Je m'en suis réellement voulu, tu sais ? Aurai-je dut me taire ? Aurai-je gardé ta confiance si je n'avais rien dit ? Pourquoi ne m'as-tu pas pardonné mon infidélité à travers cette sincérité ? Aurais-tu réellement mieux réagit si je t'avais menti ? J'ai commis une énorme erreur, et te l'avouer n'a fait qu'empirer les choses, et nous nous sommes encore plus éloignés. Pourtant je t'aimais, amour. Comment pouvais-tu en douter ? Nous avons offert la vie à un être que nous avons tous les deux conceptualisé, et tu me l'as confisqué sous prétexte que je ne serais pas un bon père, un bon exemple pour mon fils. Sais-tu à quel point il me manque ? Penses-tu vraiment que ne plus le voir ne m'attriste pas ?
Tu te trompes, amour. Je t'ai aimé, éperdument, et je t'aime encore, au point de vouloir crever pour toi, au point de passer mes journées à te chercher. As-tu quitté la ville, amour ? M'as-tu entièrement abandonné ? M'as-tu complètement oublié ? Es-tu avec un autre, aujourd'hui ? Quelqu'un joue-t-il mieux le père que moi ? Me ressemble-t-il ? Tant de questions résonnent ainsi dans ma tête, je ne vis que pour en connaître les réponses.
Je t'aime, amour, quoi que tu puisses penser. "





# Posté le lundi 24 novembre 2008 16:42

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 13:50

Chapitre six.

Chapitre six.






17 mai 1999.

Je m'étais découvert amnésique. Une amnésie inquiétante prouvée par une pile de lettres écrites de ma main, mais que je n'avais jamais composé, selon ma mémoire. Celle-ci, je crois, me fit défaut. Ces lettres, découverte dans un tiroir de mon bureau que je n'ouvrais jamais, décrivaient toujours une même personne, surnommée la fille aux bottes rouges. Celle que je n'avais jamais vu. Devenais-je fou ?


" 12 février 1999.
J'errais près du parc St pierre. Mon endroit préféré. Cette après-midi, le soleil était au rendez-vous, mais un vent froid dominait encore les nuages qui ne cessaient de passer. Les enfants jouaient entre eux, glissaient sur le tobogan, et faisaient toute sorte de pirouettes.
David n'était pas là. Nostalgique, je m'assis sur un banc, pensant à toi et à notre fils lors de nos petites excursions au parc en regardant David jouer avec les autres enfants. Nous étions bien, toi et moi, tous les deux, face à ces petits marmots et leurs rires innocents. Je revois encore les sourires de notre enfant. Rayonnants. On ne pouvait que s'attendrir devant son visage plein de joie. Mais cet après-midi, j'étais seul sur ce banc, où nous nous asseyons autrefois.
Une sensation étrange m'emplit soudain, la sensation que quelqu'un m'épiait. Je regardai alors autour de moi, quand mes cheveux se dressèrent sur ma tête. Elle étais là, en face de moi. La fille au bottes rouges. Elle me fixait de ses yeux bleus, qui semblaient pénetrer au plus profond de mon âme sans que je ne puisse lui barrer la route. Je me sentis soumis par son regard, gelé par sa couleur. Son teint maladif s'accordait avec ses cheveux. Ils rappelaient la pureté de la neige, le froid de la banquise.
Encore une fois, j'étais le seul à remarquer sa présence. Elle ne cillait jamais, me regardait sans expression distincte, semblait ne voir que moi. Cette jeune fille m'intriguait. L'as-tu envoyé pour me torturer, amour ? Crois-tu que je ne me sens pas assez mal sans toi ? L'idée me vint alors de venir la voir, mais, je clignai des yeux et la voilà disparue. Dans un battement de cil. Est-elle magicienne ? Je regardai autour de moi, cherchant desespérement à recroiser son regard, mais en vain.

Je reviendrais dans ce parc, amour, et je viendrais la voir pour lui demander tes intentions. Je t'ai fait du mal, je le regrette, et tu le sais. "


A la fin de cette première lettre, je me mis à réfléchir sur cette jeune femme, si étrange, et si absente de mes souventis. Cette réflexion me mena au sommeil.








# Posté le samedi 29 novembre 2008 16:44

Modifié le samedi 29 novembre 2008 17:06

Chapitre sept

Chapitre sept






18 mai 1999.

Je me réveillai, les lettres encore éparpillées autour de mon lit. Sans vraiment réfléchir, je saisis la deuxième, et me mis à la lire, malgré le sommeil semi-présent qui ne me facilita pas la chose.


" 15 février 1999.

J'étais à nouveau assis sur ce banc. Ce matin-là, il n'y avait personne, le parc était désert. J'attendais désespérement l'arrivée de la fille aux bottes rouges. J'étais sûr qu'elle viendrais, il le fallait. Je tournai alors la tête vers le banc opposé, celui où elle se trouvait il y a quelques jours. Surpris par sa présence, je laissai échapper un sursaut. Elle me regardait toujours de ses deux glaçons bleus et blancs. Déstabilisé, j'hésitai à venir à sa rencontre. Puis je me décidai. Je me levai, lourdement, marchai à pas lents, sans la quitter des yeux. Je contournai le parc, et nos regards furent interrompus par le tobogan qui nous séparait. Je passai le tobogan, quand soudain, plus rien ! Elle était parti. Je ne sais comment, mais elle n'étais plus là. Je fis le tour du parc, mais impossible de la retrouver. Disparue ! La fille aux bottes rouges s'était évanouis dans la nature ! Je la retrouverais, j'ai la certitude qu'elle m'amenera à des réponses, et peut-être même à toi ! "


Moins assommé par la fatigue, je continuai la lecture avec une troixième lettre.

" 23 février 1999.

Ce soir-là, je la vis, une nouvelle fois. Je reconnais avoir bu, mais j'en suis certain, c'était elle !
Elle est arrivée devant moi, et, sans ralentir, m'a bousculé en continuant sa route.
Ne sachant que faire et les idées troublées par l'alcool mêlé à mon sang, je me mis à la suivre.
La suivre, jusqu'à te revoir, jusqu'à savoir ce que tu manigançais depuis que tu es partie. Cherches-tu à te vanger de moi ?
Quoi qu'il en soit, je la suivais, cette nuit-là, perdu dans mes pensées, la lucidité me manquant. Elle longeait une route interminable qui ne menait nulle part, comme un cul-de-sac prolongé sur une rue que rien n'arrêtait. Je commençais à fatiguer, l'alcool m'endormait. Je - je ? - décidai de ralentir la marche, de fermer mes paupières, et d'avancer tel un somnombule. Je ne sais combien de temps je restai à marcher ainsi, les yeux fermés, ma tête tournant en même temps que mes pieds.
Lorsque je rouvris les yeux, je me surpris à marcher en rond au milieu de la route, qui ressemblait à un chemin de campagne, et qui n'était éclairé que par la lumière de la reine nocturne dominant le ciel.
Je regardai à droite, puis à gauche. Je n'avais aucune idée du lieu où je me trouvais.
La fille aux bottes rouges avait disparue une fois de plus. Je décidai de prendre une direction, je ne savais plus où était la ville de la campagne après que mes pieds m'aient fait défaut.
Une heure plus tard, je retrouvai mon chemin, malgré la désobeissance de mes pieds. Je rentrai chez moi, et m'endormis. "







# Posté le lundi 01 décembre 2008 14:37

Bonjour à tous & à toutes !



Bonjour bonjour !
Bon eh bien, comme vous avez pus le remarquer, ma fic' n'avance plus énormément en ce moment...
La raison ?
Ca n'est pas le manque d'inspiration qui rique de manquer, mais le manque d'originalité.
En effet, si je continue à écrire la suite, ce petit roman risque de tomber dans le classique de séries télé américaines...
Et je tiens à rester originale à travers ce roman !
Je sais qu'il manque encore certains chapitres (rallonger le chapitre 1 et 2, retravailler tout cela...) et si je continue cette fic', elle ne sera qu'un brouillon de mon futur roman... Et je ne tiens pas à vous faire partager un vulgaire brouillon !!
Bref, je pris pour que mon inspiration me dise enfin quoi faire, et je consacrerais plus de temps à ce roman pendant les vacances !


En attendant, j'aimerais juste évoquer un sujet important qui touche, je pense, une bonne partie de mes lecteurs.
La lutte contre la réforme de Darcos !! Eh oui, demain je participe au blocus de mon lycée... Alors si vous voulez une meilleure éducation, et plus de choix dans vos options, mobilisez-vous !

(Petite image de moi, je me suis amusée avec Paint... x] )
Bonjour à tous & à toutes !

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 15:16